mercredi 9 décembre 2009
mercredi 2 décembre 2009
un pti' dernier pour la route!!

Accident
Quand on est en fauteuil roulant, c’est incroyable toutes les attentions que les gens ont pour vous.
Si ils me connaissaient mieux ! Si ils savaient comment je suis arrivée dans ce fauteuil…
« - T’es vraiment une garce !
- On me l’a déjà vaguement fait comprendre… bon allez dégage ! »
Il est parti en courant sous la pluie. C’était un lâche, j’avais bien fait de casser. « Bon les filles, on jarte ! » Avec ma bande, on était les plus populaires des briseuses de cœurs. Il était 2h27 du matin et on était parties, avec la BMW de Chloé, dans le centre-ville. Elle m’avait déposée, ainsi que Raphaëlle, sur le parking du Carrefour à côté. J’y avais laissée ma voiture. La pluie rafraîchissait mon visage en sueur. La bière commençait à me monter à la tête. J’ai pris le volant, Raphaëlle n’avait pas son permis.
Je me souviendrais toute ma vie de ce moment,
La pluie tombait sur le pare-brise de ma voiture,
Et coulait le long des vitres…
J’ouvris la portière, et en titubant me laissa tomber sur le siège. Raphaëlle et moi vivions dans le même studio, dans la banlieue. Le genre de petit appart’ pourri qu’on loue aux étudiants pour trois croûtons de pain. Pour y aller on passe par un immense pont au-dessus du fleuve. J’arrivais justement devant ce pont. Je roulai sûrement un peu vite, car des gens me klaxonnèrent. Je leur fis un doigt d’honneur. Ma tête tournai et la voiture roulai n’importe comment. Soudain je vit la rambarde devant moi et fit une embardée. Mais la route était glissante, et ma voiture, puissante. Je défonçais la rambarde et ma voiture tournoyait dans les airs. Raphaëlle hurlait et moi, comme une idiote, je freinais. Prise d’un réflexe, j’ouvris ma portière et me jetai dans les airs. Je fit un plat magistral et m’enfonçai dans les eaux noires.
…
J’ouvris les yeux. J’étais dans une pièce blanche et lumineuse. Une grande fenêtre était ouverte sur un jardin. Le soleil brillait. Mes yeux me faisaient mal. Une femme s’approchait, elle était ronde et rousse avec des yeux verts pétillants.
« Bonjour, je suis Cathy, votre infirmière. Vous avez été dans le coma pendant quatre semaines. »
Mon infirmière ? Alors j’étais à l’hôpital. Ah oui ! L’accident ! Je me rappelai maintenant de chaque détail, et chacun d’eux me blessait plus sûrement qu’une lame.
« Et… où est Raphaëlle ? » Cathy ne me répondit pas. Je tentai de me lever mais mes jambes ne m’obéissaient pas. Elle me recoucha.
C’est là qu’elle m’annonça que j’étais la seule survivante de l’accident ; de plus, je ne pourrais plus jamais me servir de mes jambes… »
Voilà, vous savez tout ! Vous savez ce que j’étais. Ai-je mérité mon sort ? Je ne sais pas. Ceci n’est pas un conte de fées. Je n’ai pas changé brusquement. La seule chose que j’ai changée, c’est ma vision de l’amitié et de la vie. J’ai tué Raphaëlle… depuis, je ne boit plus. Ça aussi je l’ai changé. J’ai fini mes études. Mes amies m’ont laissée tomber. Les mecs se moquent de moi. Ce soir, je vais me tuer. Je ne peux plus vivre. Je vais rejoindre Raphaëlle.
Donc Adieu !
Elle fit rouler son fauteuil jusqu’à sa chambre et s’attacha une corde autour du cou.
Raphaëlle !
Un texte, encore...

The life isn’t beautiful
Cette fois c’est bon ! Elle entre dans sa chambre et ferme la porte à clé. Elle a enfin réussi. Elle sort de sa poche le couteau qu’elle vient de voler dans la cuisine. Respire un bon coup…
Elle croyait encore entendre les moqueries des autres élèves.
L’année avait déjà mal commencée et… voila… pas besoin de tout se répéter… Comment a-t-il pu faire ça ? Les petits et gros soucis, ajoutés les uns aux autres, lui rendaient la vie impossible. C’est l’effet « boule de neige »…
« C’est l’effet papillon ! » aurait dit sa mère, fan de Bénabar. Mais sa mère n’était pas là. Elle n’était jamais là. Jamais.
Elle ne pleurait pas. Elle n’avait jamais pleuré. Jamais. Quel mot étrange ! Jamais…
« On peut rester amis ? » et bien non ! Plus jamais elle ne l’entendrait rire ou plaisanter. Elle n’avait jamais ris ni pleurer. A se demander si elle était humaine… mais non ! Elle n’est pas humaine ! C’est pour ça qu’elle est si différente… « Juste un petit chagrin d’amour ! Elle s’en remettra ! » Aurai dit sa mère au grands-parents. Non !! S’il n’y avait que ça !...
Soudain, elle entend sa mère qui rentre. Et là elle prend sa décision.
Elle ouvre sa porte et descend lentement les escaliers… sa mère la regarde, puis détourne les yeux. Elle n’a rien vu. Quelle idiote ! Et là elle appelle sa mère qui se retourne… tout va très vite... elle sort le couteau de sa poche et entaille ses poignets…elle pleure, mais pas de l’eau… elle pleure du sang… sa mère se précipite…trop tard ! Plus jamais…
un de mes textes lachez vos com'z!!

Rage de vivre :
Vous savez, la légende selon laquelle on a chacun un fil qui représente notre vie, et quand vient le moment de mourir, une femme le coupe avec des ciseaux d’argent…Je n’y ai jamais cru. Si c’est vrai, alors cette femme s’acharne sur ma vie depuis ma naissance avec des ciseaux à bouts ronds.
J’ai treize ans aujourd’hui et je vais mourir à treize ans deux mois. Joyeux anniversaire !
On l’a découvert hier. Un cancer des os. Aucune chance de guérir.
Dans deux mois, je meure. Si j’avais un peu plus de courage, je ferai tout ce dont j’ai rêvé.
Je me saoulerai. J’essaierai de fumer de la menthe. J’irai au collège en pyjama. Je crierai sur la prof de maths. Et tout un tas d’autres trucs… mais je ne peut pas. Je peux seulement écrire. Ecrire ma douleur. Un jour, quelqu’un m’a dit : « écrire, c’est hurler en silence » Si c’est vrai je hurle là, maintenant, sous ma couette.
Depuis ce matin, toute la famille a défilée devant moi : « je suis désolé… », « Vraiment désolé » ou encore «courage ! ». Mais bordel ! Je veux vivre, moi ! J’ai treize ans ! Les filles de mon age on encore… bien sept décennies pour profiter ! Et moi je suis là, seule… personne ne peut comprendre ce que c’est que de se sentir condamnée. Deux mois… c’est pas assez pour tout découvrir ! Je ne vivrai jamais le coup de foudre, la première fois, le mariage, le premier enfant…
Et là, si j’était quelqu’un d’autre, je me dirai que j’ai quand même deux mois, je prendrai mon manteau, et partirai à l’aventure…
Sauf que je ne peux pas…je ne peux pas ? Je ne veut pas, plutôt ! Alors, je sort de mon lit, mets ma veste préférée, et part découvrir le monde en pyjama…
mes amuuuuuurs
Joliie poésie...

Amour fraise et mandoline
On dit on dit des mots
amour fraise et mandoline
Amour
et notre cœur bondit
Fraise
les lèvres sont sucrées
Mandoline
une musique dans la main
On dit on dit des mots
lilas douceur et mandarine
lilas
c’est ta joue mon enfant
Douceur
le silence est fragile
Mandarine
comme un éclat de rire
On dit on dit des mots
amour fraise et mandoline
lilas douceur et mandarine
Jean-Pierre Siméon
mardi 1 décembre 2009
We make stories
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- Juju&Kamii
- On est deux tites couz' qui aime rever, s'amuser, et surtout créer!!! sur ce blog on met nos créations, des dessins, des objets, des accessoires... (critiques acceptées!! ;))



